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Ste Thérèse de l’Enfant Jésus

Chers amis,

Nous fêtons Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne de notre petite communauté paroissiale, elle est aussi patronne des missions. Le Père Brottier avait pour Ste Thérèse non seulement une dévotion mais un attachement particulier. Il avait mis sous la protection spéciale de Ste Thérèse la restauration de l’œuvre des Apprentis d’Auteuil. Nous ne pouvons pas ici rappeler un passage de la vie du Père Brottier. La guerre 14 éclate. Jadis, il avait été réformé, mais il obtient du gouvernement la permission de fonder un corps d’aumôniers volontaires : ainsi ce réformé (à santé fragile) passera toute la guerre en 1ère ligne ! Les poilus sont ébahis de le voir toujours indemne ; lui-même ne comprend pas. La clé du mystère lui sera donné quand il retrouvera son évêque de Dakar, Mgr Jalabert, venu en France après la guerre : Ce dernier ouvre son bréviaire où il y a une image de Ste Thérèse de Lisieux, image double à l’intérieur de laquelle le Père Brottier aperçoit sa propre photographie avec cette inscription au verso : « Petite Thérèse, gardez moi mon Père Brottier ». En effet, il comptait sur lui pour édifier une cathédrale à Dakar. Il nomme le Père Brottier vicaire général et il s’attelle à la tâche. Le Père Brottier devient avec Clémenceau le cofondateur de l’Union nationale des combattants. En 1923, on lui confie une œuvre : les Apprentis d’Auteuil. Nous connaissons aujourd’hui tout le travail accompli auprès des jeunes. Et la première initiative du Père Brottier est de lancer une souscription pour construire un sanctuaire à Sainte Thérèse « Ce dont les enfants ont été sevrés, c’est d’affe »ction », dit-il. Thérèse sera leur maman… Nous comprenons pourquoi il est important d’associer les Apprentis d’Auteuil à cette fête patronale de la Paroisse. Oui, cette jeune fille qui n’est jamais sortie de son cloître est devenue Patronne des missions. Et la mission de Thérèse c’est de faire aimer celui qu’elle a cherché toute sa courte vie. Vivre d’amour dira t-elle voilà sa vocation… La mort ne peut rien contre l’amour. Rien ne peut arrêter cette passion qui s’inscrit au cœur de l’homme et donc au cœur des saints que nous fêtons. Thérèse s’est abandonnée à la grâce de Dieu c’est-à-dire de vivre de ce seul don qu’on est capable de recevoir, celui de recevoir, celui de la plénitude de sa vie. Non pas de rechercher d’autres dons mais simplement sa grâce puisque Dieu le dit à St Paul : « Ma grâce te suffit ! ».

Alors quelle que soit notre situation dans l’Eglise de Jésus, quelle que soit notre mission, quel que soit notre état de vie, baptisé, mère ou père de famille, célébataire consacré, diacre, prêtre, évêque, la grâce nous suffit pour vivre notre vocation là où Dieu nous a placé. S’abandonner à la grâce de Dieu, pour se mettre au service de ce monde, s’intéresser à la vie des hommes, des femmes, des jeunes de notre temps. C’est pourquoi il est si important de venir se ressourcer, à travers les sacrements, dans la foi et la prière. Ste Thérèse l’a vécue ainsi dans son cloître… Séparée de tous mais unie à tous !

Tout cela au prix de la charité, de l’amour. La grâce est là, elle nous suffit… certes mais pour ne pas nous croiser les bras… parfois on peut être pris de vertige par l’activisme… Dieu ne nous invite pas à la paresse ! Il faut s’y mettre,  se mettre au service des plus petits. Nous ne faisons pas notre salut dans le petit train train de notre vie chrétienne qui semble parfois bien rouler. En tout cas ce n’est pas ce qu’ a vécu Ste Thérèse de l’Enfant Jésus. C’est parce qu’elle avait à cœur de donner toute sa vie et de vivre profondèment de la grâce de Dieu qu’ainsi le salut des hommes a pu se réaliser.

Dans le Carmel de Lisieux, il n’y avait pas un cœur au repos mais un cœur qui battait très fort pour que les pécheurs se convertissent, pour que tous puissent connaître la grandeur, la hauteur, la largeur et la profondeur de l’amour de Dieu.

Voilà ce qui devrait être notre programme de vie comme l’ont fait Thérèse, le Père Brottier et bien d’autres…