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Doyenné Haubourdin Weppes <span>Diocèse de Lille</span>
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En route vers la Pentecôte

Nous nous acheminons vers la Pentecôte. Avec un raccroc de la fête de Pâques le jeudi de l’ascension. Toutes ces fêtes sont intimement liées et il ne faut y voir un ordre trop chronologique.

Chers amis,

Nous nous acheminons vers la Pentecôte. Avec un raccroc de la fête de Pâques le jeudi de l’ascension. Toutes ces fêtes sont intimement liées et il ne faut y voir un ordre trop chronologique. A la résurrection de Jésus, l’Esprit était déjà donné largement à l’Eglise naissante. Les actes des Apôtres voient s’orgnaiser la primitive Eglise avec des structures légères à laquelle notre Eglise devra de plus en plus s’inspirer. Alors, Jésus nous invite à la suivre sur le Chemin. Nous savons tous par expérience que le chemin c’est un passage. Celui qui cherche son chemin, sa route ou celui qui marche a toujours un but confère l’expérience de ceux et celles qui, chaque mardi, proposent « marcher et prier ». Occasion de rencontre, de partage, d’ouverture des églises. Mais c’est aussi l’expérience du routard, qui parfois marche sans savoir, sans but précis… ou encore des marcheurs sur le chemin de Compostelle. L’homme qui fait cette expérience part avec toute la lourdeur de sa vie et finalement découvre un chemin qui l’ouvre vers les autres et parfois vers Dieu. Et aussi au moment de grandir, les adolescents ou les jeunes se demandent quel chemin ils vont prendre pour réaliser leur vie, pour accomplir leur talent ou répondre à telle ou telle vocation dans le mariage ou le célébat consacré ou la vie sacerdotale. Il faut nous rappeler tout cela pour bien comprendre l’importance de ce que Jésus nous déclare aujourd’hui : « Je suis le chemin ». Je suis nons seulement à la tête, je suis non seulement le Pasteur, je consuis le troupeau. Mais je suis aussi la route, je suis celui qu’il faut suivre et ce qu’il faut faire pour trouver le salut. C’est pour cela que je suis venu dit Jésus… pour que les hommes aient la vie, qu’il l’ait en abondance. Nous savons tous par expérience que des chemins mènent vers des impassses, qui conduisent à la perdition. Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Les trois réalités vont ensemble. Le chemin que Jésus propose n’est pas le chemin du mensonge, et le chemin des combines, ou des espèces de fausses routes, ou des fausses pistes. Nous savons que le chemin que Jésus propose est un chemin qui mène à la Vie, c’est-à-dire que ce chemin mène au Seigneur. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin, car ce chemin, dit Jésus c’est Moi ». Quand nous nous balladons, quand nous cherchons notre chemin… nous savons que ce n’est pas seulement pour exercer nos jambes, quand on se met en chemin, on a une idée, un plan, cela nous met en route, les jeunes diraient en cheminement. Pour les apôtres un peu pressés, ils se demandent qu’elle est l’issue du chemin… Jésus va les rassurer, l’issue du chemin c’est la Vie. C’est Jésus lui-même. « Celui qui me voit, voit le Père ».

Oui, la vie du chrétien est une longue marche, parfois rude comme celle des apôtres, mais cette vie conduit à l’océan d’amour de Dieu où brille à jamais la lumière éternelle. Nous avons de la chance, nous les chrétiens, nous savons la direction, nous faisons confiance à l’organisateur du voyage, nous savons qu’il chemine avec nous comme les disciples d’Emmaüs. Oui, c’est cela qui doit nous réjouir et nous inviter à être des marcheurs de Dieu, des pélerins de Dieu… à ne pas trop s’enfermer dans nos vieilles structures… L’Esprit du Seigneur doit nous pousser dehors, sur les routes humaines, à la rencontre des autres. Oui, nous croyons au terme du voyage, et que nous serons éblouis de la présence de Jésus et ainsi nous proclamerons dans le déjà là « C’est vrai, le Seigneur est ressuscité, il nous conduits jusqu’à sa demeure ».