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TRAIT D'UNION Sainte FAMILLE / JOURNAL PAROISSIAL

Unité de l'humanité

Dans cette feuille hebdomadaire, vous trouvez les horaires des messes et des autres célébrations ; des intentions de prières ; des rendez-vous, propositions, activités de la semaine ou du mois en cours ; et l'invitation permanente de participer à la vie de la paroisse. Soyez les bienvenus !

TRAIT D'UNION COMMUN Sainte Famille - Saint Marc - Saint Maclou

Marthe & Marie, 2 femmes ô combien différentes… Deux femmes, deux sœurs, deux tempéraments pas identiques de tout, deux manières d’accueillir le Seigneur. Celui-ci entre dans un village. Nous savons par ailleurs que c’est Béthanie, à 4 km à l’est de Jérusalem. Il est reçu par une femme appelée Marthe qui a une sœur et elles ont un frère, Lazare. Tous trois sont pour Jésus une famille amie. Aujourd’hui la scène se passe entre Jésus, Marthe et Marie. Toutes deux accueillent Jésus mais sous des formes différentes. Marthe est ici omniprésente. D’abord par son initiative : c’est elle qui reçoit Jésus. Puis par son activité débordante : elle est accaparée par les multiples occupations du service. Ensuite par son intervention irritée auprès du Seigneur : « Ma sœur ne fait rien, dis-lui donc de m’aider ! ». on dirait une gamine pas contente ou une commandante qui donne des ordres au Maître. Disons qu’en réalité c’est une maîtresse femme ! Marie, elle, est toute différente. Elle n’est que silence, un peu à l’exemple de la Vierge Marie. Elle ne fait rien ? Allons donc ! Assise aux pieds du Seigneur, dans l’attitude du vrai disciple, elle écoute sa Parole ! Jésus calme la situation. Il n’est pas insensible à l’hospitalité de Marthe. Mais il veut surtout lui faire découvrir qu’il y a une chose plus importante, la seule qui soit de première nécessité, qu’elle risque d’oublier tellement elle est préoccupée par ses préparatifs culinaires : écouter la Parole. Marie, elle, a tout laissé pour cet « unique nécessaire ». Et ainsi elle est présentée comme le modèle du parfait disciple. Ce passage est un extrait de l’évangile de Luc. Quant à Jean il a écrit que Jésus aimait Marthe et Marie. Il aimait le regard de Marie la contemplative assise à ses pieds. Il aimait Marthe, la besogneuse qui vaquait à ses fourneaux. Luc et Jean ont la même perspective. Voilà plusieurs mois, des commentateurs ont donné pour titre à ce passage : « On aimerait être Marie et on est souvent Marthe ». Et nous, qu’en pensons-nous ? Père Michel Lagasse

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TRAIT d'UNION de JUILLET 2016

L'Évangile n'est pas « à la carte » "À la carte!" L'expression est de plus en plus prisée. Que ce soit dans la pédagogie, la vie culturelle, ou la gastronomie. On comprend ce que recouvre cette possibilité de choisir, de "moduler", d'adapter. De plus en plus de week-ends, y compris en pastorale, sont vécus de cette façon. Suite au Brexit britannique, la question d'une Europe à la carte se répand dans de nombreux esprits. D'accord, si c'est pour parer aux inconvénients de l'uniformité. Mais attention aux risques de la dispersion, de l'éclatement et de l'individualisme. Vivre une réalité à la carte ne doit pas replier sur soi. Et faire oublier autrui. Quand le Christ appelle quelqu'un, ce n'est pas en lui présentant "un menu". Il saisit tout entier de l'intérieur celui qu'il aime, comme dans un grand mouvement d'amour nous entraînant à sa suite. L'Évangile n'est pas "à options". Il est un tout. Sa source vive espère tout et endure tout. Dans une modernité vécue à la carte, ne confondons pas le nécessaire respect de chacun et l'unité spirituelle. Que chacun soit aimé pour lui-même par le Christ, ne signifie pas : "Il choisit ce qu'il veut comme plat". La foi, l'espérance et la charité unifient progressivement notre être. "Unifie mon cœur! " demande le psalmiste à Dieu. Le support internet diocésain se visite peut-être par chacun selon sa porte d'entrée numérique. Mais ce qu'il propose au visiteur a sa cohérence reçue du Seigneur. Il nous envoie partager sa Bonne Nouvelle aux hommes d'aujourd'hui. Bel été à vous, avec, je l'espère, de quoi vous laisser réunifier au profond de vous, là où la vie ordinaire morcelle votre existence. Prions pour que notre Europe, particulièrement à l'épreuve, trouve le supplément d'âme qui lui manque. Le Pape François vient de dire : "Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain". Que ces vacances nous ressourcent dans une unité si difficile à construire. J'entends cette personne dire : "Être à quelques-uns dans le silence d'un feu du soir que l'on contemple sans bruit donne une extraordinaire solidité à l'affection partagée". Et si les plus grands desseins commençaient ainsi sous le regard de Dieu ? Mgr Bernard Podvin Missionnaire de la Miséricorde

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